NEWSLETTER SEPTEMBRE 2026

30 septembre 2026

CDN / CEN : CE QUI CHANGE AU 1er OCTOBRE 2026

À compter du 1er octobre 2026, la gestion de la navigabilité des aéronefs français titulaires d’un CNRA, CDNR, CNRAC ou CNSK évolue. Une mesure qui concerne donc directement de nombreux propriétaires de MCR exploités sous CNSK.

Lors du premier renouvellement intervenant après cette date, l’actuel Certificat de Navigabilité portant une date de validité sera remplacé par un nouveau CDN permanent, sans date d’expiration. La validité de la navigabilité de l’appareil sera désormais matérialisée par un document distinct : le Certificat d’Examen de Navigabilité (CEN).

Ce CEN sera délivré à l’issue d’un examen de navigabilité satisfaisant et sera valable un an. Sous certaines conditions, il pourra ensuite être prorogé deux fois, pour une année supplémentaire à chaque fois, avant qu’un nouvel examen complet soit nécessaire.

Faut-il faire quelque chose dès maintenant ?

Non : les CDN actuellement valides le restent jusqu’à leur échéance. Le passage au nouveau système interviendra lors du prochain renouvellement effectué après le 1er octobre.

Pour les propriétaires suivis par RSANav et à jour de leurs cotisations, le RSANav indique que cette transition sera prise en charge lors de la visite : le PEN — personnel d’examen de navigabilité — apportera le nouveau CDN et récupérera l’ancien document pour son retour à l’OSAC.

Pour les autres propriétaires, nous vous invitons à vous rapprocher de l’organisme ou du PEN chargé du suivi de votre appareil.

Un point important : les écarts devront être corrigés

Le changement majeur concerne les constatations effectuées lors de l’examen. Un CEN ne pourra pas être délivré tant que les écarts relevés n’auront pas été clôturés, y compris les constatations de niveau 2.Il peut s’agir d’écarts qui ne compromettent pas immédiatement la sécurité du vol : un marquage manquant, un contrôle arrivé à échéance ou encore un défaut mineur sur l’appareil.C’est pourquoi il peut être judicieux d’anticiper la visite. L’examen peut être réalisé jusqu’à 90 jours avant l’échéance, sans modifier la date du futur cycle. Ces trois mois peuvent permettre de corriger sereinement d’éventuels écarts avant l’expiration du document en cours.Une constatation de niveau 1, qui compromet gravement la sécurité du vol, doit quant à elle être corrigée avant tout nouveau vol.

Deux prorogations possibles

Sous certaines conditions de suivi et d’entretien de l’appareil, le propriétaire pourra lui-même proroger le CEN deux fois pour une durée d’un an, avec une anticipation possible de 30 jours.

Après chaque prorogation, une copie du CEN devra être transmise à l’administration dans les délais prévus. Pour les adhérents RSANav, une copie devra également être adressée au RSANav.

Attention : un aéronef dont le CEN n’est plus valide ne peut pas voler, sauf dispositif particulier autorisé par l’autorité compétente. Une situation de navigabilité non conforme peut également avoir des conséquences en matière d’assurance : pensez à vérifier les dispositions de votre contrat.

CONSULTER LE DEPLIANT

ROTAX : DES BULLETINS TECHNIQUES À SURVEILLER !

Plusieurs directives et bulletins techniques concernant des moteurs Rotax ont été publiés ces derniers mois. Ils ont pu susciter quelques inquiétudes, mais il est important de le rappeler : il ne s’agit pas d’une alerte générale portant sur l’ensemble de la gamme Rotax.
Chaque publication vise des modèles, références de pièces et/ou numéros de série précis.

Réducteurs de 912 ULS : vérifiez malgré tout votre numéro de série !

L’EASA a publié le 1er septembre l’AD 2026-0170, entrée en vigueur le 8 septembre, concernant certains réducteurs montés sur des Rotax 912 ULS2.

Cette directive vise directement quatre types d’avions certifiés — Evektor SportStar RTC, Viper SD-4 RTC, Breezer B600 et PS-28 Cruiser — et ne s’applique donc pas directement aux MCR.

Mais attention à ne pas s’arrêter là.

Le bulletin Rotax ASB-2026-001 / ASB_A-2026-001 à l’origine de cette mesure concerne également certains moteurs non certifiés 912 UL, 912 ULS, 912 iS Sport et 914 UL, selon leurs numéros de série ou ceux de leur réducteur. Des motorisations que l’on retrouve sur de nombreux avions légers, dont des MCR.

 

Le défaut identifié porte sur la possible absence, lors de l’assemblage, d’un gicleur d’huile et/ou de vis M7x16 maintenant le roulement de l’arbre d’hélice. Dans certaines circonstances, ce défaut peut entraîner une fuite d’huile voire un arrêt moteur.

Si votre MCR est équipé d’un 912, 912 iS ou 914, il est donc prudent de vérifier son numéro de série et celui de son réducteur dans la dernière version du bulletin Rotax.

Et pour le nouveau MCR-4S équipé du Rotax 916iS!

Une seconde publication mérite notre attention.

Début septembre, Rotax a publié l’Alert Service Bulletin ASB-2026-002 / ASB_A-2026-002, concernant certaines séries de moteurs 915 i et 916 i et le remplacement du boîtier de valve du turbocompresseur.

Le problème identifié provient d’un défaut de fabrication susceptible d’entraîner une fissuration du boîtier. Une fuite d’huile pourrait alors atteindre des parties chaudes du système d’échappement et générer de la fumée ou, dans le pire des cas, un incendie.

 

L’EASA a depuis publié l’Emergency AD 2026-0178-E, entrée en vigueur le 16 septembre, pour les versions certifiées 915 iSc et 916 iSc.

Le MCR-4S Evolution est équipé du Rotax 916 iS, et non du 916 iSc certifié visé directement par l’AD EASA. Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut ignorer le sujet : le bulletin Rotax couvre également les séries non certifiées et son applicabilité doit être vérifiée en fonction de la configuration et des numéros de série concernés.

 

Le bon réflexe : vérifier, pas s’alarmer

Ces dernières années, Rotax a publié plusieurs mesures ciblées concernant notamment des arbres d’hélice, réducteurs, circuits de lubrification, systèmes électriques ou turbocompresseurs.

Cette succession de bulletins ne signifie pas que tous les moteurs sont touchés. Un moteur Rotax n’est pas concerné simplement parce qu’il appartient à une famille donnée : il faut toujours vérifier son modèle exact, son numéro de série et, selon le cas, celui du composant concerné.

En cas de doute sur votre MCR, n’hésitez pas à vous rapprocher de SE Aviation Aircraft avant toute intervention.

CONSULTER LES BS ROTAX (EN ANGLAIS)

 

RESTER INFORMÉ, C’EST AUSSI ENTRETENIR SON AVION !

Réglementation, maintenance, bulletins constructeur : ces évolutions font partie de la vie d’un aéronef et rappellent l’importance de conserver une documentation parfaitement à jour.Les équipes de SE Aviation Aircraft restent à votre disposition pour vous accompagner et vous aider à déterminer si votre appareil ou votre moteur est concerné par l’une de ces mesures.

Bons vols à toutes et à tous,

L’équipe SE Aviation Aircraft

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